PÊCHE ET MARÉES

PÊCHE ET MARÉES

Il y a des phénomènes naturels qui influencent le comportement des poissons et dont il est conseillé de tenir compte pour ne pas revenir bredouille de sa session de pêche.
Parmi ces phénomènes, les marées jouent un rôle phare. Les poissons suivent la marée pour se nourrir, rendant des moments plus propices que d’autres pour la pêche.
Le pêcheur doit tenir compte des mouvements de marée en visant la meilleure heure et la bonne période.
Un pêcheur avertit tient également compte de la météo comme pour toute activité pratiquée en bord de mer.
De plus la géographie du lieu de pêche a ses spécificités propres.
Enfin l’heure ou la saisonnalité sont à connaitre.

1. L’influence des marées sur la pêche à pied

A. La marée basse, le moment clé

La pêche à pied est une pratique qui se fait uniquement à marée basse.
Il est donc nécessaire d’anticiper les horaires mais pas seulement…car il faut regarder les coefficients pour connaitre l’amplitude du mouvement des eaux.
Le pêcheur se déplace à pied sur l’estran découvert, sans embarcation et récolte à la main avec de petits outils, des coquillages (palourdes, couteaux, coques), des crustacés (étrilles, crabes) et parfois des poissons. Il fouille le sable et les rochers.
Les grandes marées sont un temps fort car il est possible d’accéder à des espaces normalement inaccessibles le reste du temps. En effet l’eau se retire plus loin. Et cela dès un coefficient de 80 ou 90.

Sur la courbe d’un Calendrier des marées ci-dessous, repérerez les horaires de basse mer en bas de la courbe et les coefficients de marées au milieu de la courbe avec les dates des grandes marées mises en avant (en jaune) et visible sur une année.

Zoom sur une courbe de marée avec heures, hauteurs, coefficients et grandes marées

B. Conseils pour une pêche à pied sécurisé et responsable

Il faut toujours préparer sa sortie :

  • Choisir le meilleur créneau au niveau des marées
  • Respecter la règlementation sur les tailles minimales, les quotas, les lieux autorisés…
  • Se munir des bons outils en fonction des espèces.
  • Reboucher les trous creusés, remettre en place les cailloux…
  • Respecter l’écosystème

Attention à observer la vitesse de montée des eaux en fin de session car elle peut parfois surprendre, notamment avec un fort coefficient ou en présence de bancs de sable isolés.
Sachez également que la remontée des eaux n’est pas linéaire, une accélération se produit à mi-marée montante, évitez de vous retrouver piégé au pied d’une falaise ! C’est pendant les deux heures centrales qui sont la 3ème et la 4ème heure que le courant est le plus fort et que la mer monte le plus vite, c’est la règle des douzièmes*.

Ci-dessous les consignes de base pour la pêche à pied dans le Morbihan. Illustration réalisée pour le Camping Côte d’Amour à Damgan.

Tableau des tailles des crustacés et coquillages pour la pêche à pied

2. Marées et Surfcasting

A. Surfcasting à marée montante ou marée descendante ?

En Surfcasting le pêcheur se poste en bord de mer, sur la plage, depuis une digue, ou sur les rochers. Il lance son appât derrière les vagues en espérant cueillir le bar ou la daurade.
C’est pourquoi la connaissance des horaires de marée et de l’amplitude des hauteurs est importante. En effet il existe un lien intime entre le mouvement des eaux et l’activité des poissons.
Tant la marée montante que la marée descendante offrent des opportunités, mais leur efficacité varie selon la configuration du spot, la nature des fonds et le comportement de espèces recherchées.
Il faut donc d’abord observer la zone de pêche et apprendre à la connaître, profiter des marées basses avec un coefficient assez fort (75 et plus) pour se balader, découvrir le secteur et noter les points d’intérêt.
Bref il faut passer du temps au bord de l’eau en variant l’heure de la marée : à la pêche, la patience est de mise !
Un spot est meilleur à la montante, un autre uniquement à la fin de la descendante, d’autres à mi-marée lorsque le courant sera le plus fort.
Le poisson aime bien quand ça bouge car il suit le mouvement

Photo d'une tenue de pêche

 

B. Avantage de la marée montante

Lors des marées montantes, l’eau inonde les zones peu profondes et recouvre l’estran. À mesure que l’eau regagne la plage, elle permet aux poissons de venir plus près du rivage et d’explorer les algues et les bancs de sable pour y trouver des vers, des crabes ou des coquillages déterrés par le flux. L’activité des poissons redouble à l’approche de la pleine mer, car le courant ralentit et les appâts sont plus accessibles.

C. Avantage de la marée descendante

Ce moment attire souvent le « Surfcasteur » sur les plages étendues notamment aux abords des estuaires ou à proximité des baïnes. À mesure que la mer se retire elle concentre proies et nutriments dans les fosses et canaux, forçant les poissons à suivre le mouvement pour s’alimenter. Le bar et la daurade ciblent ce reflux pour traquer leurs proies dans les zones fraichement découvertes.
Lors des marées descendantes, les poissons peuvent se regrouper dans des zones plus profondes ou autour des structures sous-marines, cherchant à économiser leur énergie.
Si vous ne connaissez pas encore un rivage rocheux escarpé, commencez par pêcher à l’approche de la basse mer. Cela vous permettra de repérer les accès aux pointes rocheuses. Cela vous permettra de savoir par où repasser si vous voulez rester pour le début de la montante et d’éviter de vous faire encercler par la mer.
La basse mer permet aussi de s’approcher du lit d’un estuaire, là où naviguent certains poissons comme la dorade royale.

D. Avantage de l’étale

À l’étale (L’étale est un bref interlude d’environ 30 minutes à 1 heure situé entre la marée montante et la marée descendante) plus de mouvement, l’eau ne bouge pas ou peu, quand la marée est au point le plus haut ou le plus bas. L’étale est le moment ou la marée s’inverse. Ce moment peut être plus ou moins long suivant l’endroit où on se trouve.
Les poissons mordent plus difficilement. Toutefois en certain lieu, c’est un excellent moment pour pêcher car les poissons longent les côtes et peuvent être pris n’importe où.
Cependant, juste avant et après l’étale, les courants peuvent être plus forts, incitant les poissons à se déplacer et à se nourrir activement.
Ce moment est souvent délaissé par les pêcheurs de bars, ce poisson qui aime tant le courant. Mais l’étale peut révéler de belles surprises, notamment sur les endroits où le courant est très fort.
Prospecter les grosses veines de courant à l’approche de l’étale permet de bénéficier du courant résiduel tout en pêchant avec précision.
L’étale peut aussi, suivant les secteurs, être le moment ou les poissons changent de coin, cela vous permet donc de tomber sur les poissons en mouvement et potentiellement actifs. Enfin, certains poissons profitent de l’accalmie de courant pour entrer en activité comme le congre, le tacaud ou encore la daurade royale.
Il y a cependant de nombreux coins où l’étale ne donne pas de résultats car ce sont des coins où les poissons chassent uniquement quand le courant est présent.

Visez la bonne marée dépend de chaque spot !

E. L’impact des vives-eaux et grandes marées

Les gros coefficients de marée sont un moment clé du pêcheur en bord de mer afin de mettre toutes les chances de son côté et espérer trouver le poisson actif en quête de nourriture.
Les coefficients de marée indiquent l’amplitude des marées. Un coefficient élevé signifie une grande différence entre la marée haute et la marée basse, ce qui peut entraîner des courants plus forts et une activité accrue des poissons. Choisissez les jours avec des coefficients élevés pour augmenter vos chances de capture. Le courant est important et le poisson en profite pour s’alimenter et se déplacer davantage durant cette phase. Les sédiments sont drainés par le courant.
Les courants laissent apparaitre tout un tas de nourriture pour les poissons tels que les vers marins, coquillages et crustacés habituellement enfouis.

F. Pêcher par mortes-eaux

A l’inverse, pêcher par mortes-eaux se révèle généralement moins fructueux depuis la plage, car le courant est moindre et de ce fait il y a moins de nourriture dessablée sur le fond.
Les sédiments en suspension dans l’eau sont moindres, et le poisson devient plus méfiant.
Si toutefois la météo est venteuse, pourquoi pas ! le vent peut dessabler la nourriture attendue.

3. La « géographie » du spot de pêche

A chaque coin sa marée !
Suivant la nature des fonds et la forme de la côte, l’effet de la marée ne sera pas le même partout.
Passez du temps au bord de l’eau en variant l’heure de la marée pour un même coin. Cela vous permettra peut-être de déceler un courant qui se forme à une heure précise ou à une certaine hauteur d’eau.
Le SHOM propose des cartographies des courants sur de nombreux secteurs, ces données peuvent permettre de mieux comprendre un secteur de pêche. Toutefois il n’existe pas de règle fixe pour choisir à quelle marée pêcher et seules vos sorties de pêche et votre analyse vous permettront de trouver le meilleur moment sur un coin.

Photo de pêcheurs sur le lac marin d'Hossegor

4. Heure et saison de pêche

Les heures les plus fraiches de la journée sont à privilégier pour la pêche.
Que ce soit pour votre confort, votre sécurité ou pour l’activité des poissons, pêcher tôt le matin ou tard le soir sera beaucoup plus productif.
L’arrivée du printemps coïncide avec le retour des bars près des côtes.
Tenir compte de la saisonnalité des espèces que l’on souhaite pêcher.

5. Les conditions météo pour pêcher

Voici quelques basiques bien connus :
Le vent pousse les appâts loin de la rive.
Le poisson mange plus s’il fait froid.
Le beau temps est bien pour pêcher agréablement notamment en bateau.
La pression atmosphérique : c’est la force avec laquelle l’air ambiant appuie sur la surface de la terre. Elle est plus importante au niveau 0 de l’océan qu’en altitude.
Pression atmosphérique moyenne est de 1013 hecto pascal hPa = l’activité des poissons est moyenne aussi.
Une pression haute est au-dessus de 1015 généralement avec ciel dégagé et peu de vent. Si changement brusque, l’activité des poissons va baisser pendant 24 à 48 heures puis reprendre quand ils se sont habitués.
En dessous de 1010 hPa basse pression avec signes de vent, ciel couvert et même pluie. Le temps peut rapidement tourner, c’est sans doute le meilleur moment pour pêcher en au bord de l’eau, car les poissons sont en grande activité.

6. Les outils pour connaitre les marées

Les calendriers des marées contenant une année complète de marées avec les données officielles de chaque zone de marée.
Vous trouverez les calendriers sous forme de brochure ou de dépliant auprès des Offices de Tourisme qui proposent leur zone de marée. Ce sont des supports nomades en petit format avec les prédictions sous forme de tableau ou avec notre concept de courbes de marée.
Nous proposons des calendriers de marées au format affiche 50 x 70 cm ou 60 x 80 cm pour plus de 40 zones de marées. Nous sommes partenaires du SHOM et utilisons les données complètes et officielles de chaque zone. Nous calendriers des marées sont personnalisables au niveau du titre & de la couleur de fond pour qu’il se fonde au mieux dans votre intérieur. Notre concept déposé auprès de l’INPI propose une présentation en forme de courbes didactiques idéales pour visualiser le mouvement des eaux et apprendre la lecture aux plus petits.
Des marques ou des acteurs tournés vers la mer offrent aussi leurs calendriers des marées pour leurs voeux de fin d’année.

Les applications ou sites sur internet tel celui du SHOM proposent les 8 jours de marées à venir. Vous pouvez ainsi connaitre gratuitement les horaires et les hauteurs de marées à cours terme sur la zone de marée ou vous vous trouvez.

D’autres outils comme une horloge de marée vous permettent de savoir si la marée est montante ou descendante sur un lieu de marée.

7. Les connaissances de base sur le phénomène des marées

Les marées explications simples

Le guide des zones de marée

Comment lire le calendrier des marées

*La règle des douzièmes
L’eau monte et descend de manière irrégulière.
Partons du principe que l’on divise par 6 le temps entre la basse mer et la pleine mer et le marnage par 12. Source SHOM.
Le mouvement de l’eau sera :
1/12 la première heure
2/12 la seconde heure (plus rapide)
3/12 la troisième heure (plus rapide)
2/12 pour la cinquième heure, la montée ralentit
1/12 la sixième heure (plus lent)

La mer monte donc aussi vite au cours de la troisième heure qu’entre la première et la deuxième heure cumulées du flot.

C’est donc pendant ces deux heures centrales qui sont la 3ème et la 4ème heure que le courant est le plus fort et que la mer monte le plus vite.
Idem pour la marée descendante.
Cette règle est importante à connaitre surtout sur les côtes ou le marnage est grand et la pente du littoral est faible. Par exemple, la Baie du Mont-Saint-Michel ou vous pouvez vous retrouver pris au piège.

Pour acheter le Calendrier des marées grand format de votre zone de marée.

Les couleurs de fond de l'affiche calendrier des marées 2026


Par Béatrice LABORDE créatrice des marées

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